BELGIQUE: Betafence va sécuriser le Grand Prix d’Inde de Formule 1

Article paru dans L’Écho le samedi 2 juillet 2011 ///

La société belge Betafence, spécialisée dans les clôtures, a décroché un gros contrat la sécurisation du circuit international indien de Buddh, où sera organisé fin octobre le premier Grand Prix d’Inde de Formule 1. Actuellement en construction, ce circuit, d’une longueur de 5,14 kilomètres, pourra accueillir jusqu’à 120.000 spectateurs.

Pour le directeur commercial de Betafence Middle East, Christophe Michee, c’est l’expérience de Betafence en matière de sport automobile qui a permis de remporter ce contrat d’un million d’euros. « Nos clôtures répondent parfaitement aux exigences strictes de la Fédération internationale de l’automobile (FIA) et notre expérience sur des projets similaires nous a permis de décrocher ce contrat », dit-il.

Face à la concurrence locale et internationale Betafence a pu faire valoir sa capacité de production -onze sites répartis sur dix pays.

Active depuis 130 ans dans le domaine de la sécurisation des sites, Betafence, qui a quitté le giron de Bekaert en 2005, possède une usine à Zwevegem. « Ce projet nous permettra d’occuper au maximum notre capacité de production et notre personnel belge » souligne Ingrid Lassuyt, porte-parole de la société.

Grégory Jacquemin pour L’Écho.

UE: Gros risques pour les assureurs européens, dont Ageas

Article paru sur le site web de L’Écho le 28 juin 2011 ///

L’évolution de la crise financière dans la zone euro fait peser de grandes menaces sur les compagnies d’assurances du Continent. Ageas est l’un des assureurs les plus exposés.

Les assureurs européens risquent des pertes importantes avec la crise de la dette qui accable la zone euro. Voilà ce qui ressort d’un long article du « Wall Street Journal » dans son édition de ce mardi.

Parmi les assureurs les plus exposés : le belgo-hollandais Ageas (ex-Fortis), l’allemand Allianz, l’italien Generali et le français Groupama.

Avant le printemps dernier, les compagnies d’assurances, attirées par un moyen facile et sans risque de générer des retours importants pour leurs investisseurs, se sont ruées sur les titres émis par les gouvernements et les banques lors de la première mission de sauvetage de la zone euro.

Maintenant, la parenthèse enchantée est terminée. L’état de santé de la Grèce est plus que préoccupant. Les investisseurs craignent que l’Irlande, le Portugal et l’Espagne ne s’enfoncent à leur tour. Et les banques, dans la tourmente – on se souviendra de la dégradation des banques françaises par Moody il y a deux semaines -, reportent leurs risques de pertes sur les titres qu’elles ont émis. Si la situation continue à se dégrader, les compagnies d’assurances, assises sur des larges quantités de ces titres, vont faire face à des pertes très importantes.

Dans une interview au WSJ, Gabriel Bernardino, président de l’Autorité de régulation des assurances européennes (EIOPA), relativise : « Je pense que l’exposition (des compagnies d’assurances) est actuellement gérable », les assureurs ont des portefeuilles suffisamment diversifiés pour amortir les risques.

Quand bien même les compagnies d’assurances de l’Euro zone semblent moins exposées que les institutions bancaires (24,1 milliards d’euros, contre 47,8 milliards selon Barclays Capital), certains assureurs ont pris des risques disproportionnés. A leur tête, Ageas.

Selon le WSJ, le groupe belgo-hollandais détenait, au 31 mars, près de 8 milliards d’euros de titres à risque répartis entre la Grèce (1,2 milliards), l’Espagne (1,6 milliards), le Portugal (1,2 milliards), l’Irlande (445 millions) et l’Italie (3,6 milliards). Pour Philippe Picagne, analyste auprès de CreditSights, Ageas est « probablement une des compagnies les plus à risque d’Europe ».

Bart De Smet, CEO d’Ageas, explique ces chiffres par une mauvaise appréciation de l’Euro zone – « notre stratégie était basée sur la croyance que l’Euro zone avait de la valeur, de la stabilité. Peut-être que notre perception était un peu trop optimiste » – et par la transparence de sa société – Ageas apparaîtrait plus exposée car ses rivales « excluent une partie de leurs titres lors des divulgations publiques ».

Bart De Smet a rappelé qu’en mai 2010 Ageas a réduit de moitié son exposition en se séparant d’une grande partie de ses titres.

Grégory Jacquemin pour L’Écho

UE: Le mal grec se propage à l’Espagne et à l’Italie

Article paru sur le site web de L’Écho le 28 juin 2011 ///

Pour la ministre espagnole de l’Economie, l’Italie et l’Espagne sont les pays européens qui souffrent le plus des tensions sur la Grèce.

La ministre espagnole de l’Economie Elena Salgado a estimé lundi que « l’Italie et l’Espagne sont en ce moment les deux pays qui souffrent le plus de la tension » sur les marchés autour de la situation en Grèce.

Dans un entretien à la télévision publique espagnole, Elena Salgado a reconnu que « la prime de risque est en train de monter, elle est soumise à énormément de tension ».

Le différentiel entre le rendement à 10 ans des obligations espagnoles et allemandes atteignait lundi matin 281,4 points de base, proche du maximum atteint le 30 novembre dernier, quand les marchés semblaient remettre en cause la solvabilité du Portugal et de l’Espagne.

La ministre a admis que ce contexte d’inquiétude pourrait amener la prime de risque à atteindre « ponctuellement » la barre symbolique des 300 points.

Mais « l’Espagne continue à se financer très bien, chaque fois que nous faisons une émission (obligataire), nous n’avons aucun problème à placer cet argent, il y a toujours quatre fois plus de demandes pour nous prêter de l’argent que la somme que nous demandons ».

Ces déclarations de la ministre surviennent une semaine après la mise en garde du Fonds monétaire international qui a dressé un constat sévère de l’économie espagnole, saluant les réformes menées mais mettant en garde contre les « risques considérables » qui la menacent, à un moment-clé de regain de tensions en Europe autour de la Grèce.

Malgré les mises en garde du FMI, Elena Salgado s’est voulu rassurante : « Nous vivons une tension sur les marchés (…), mais les fondamentaux de notre économie sont des fondamentaux solides. Donc nous ne sommes pas proches (d’une demande) de sauvetage, et nous n’allons pas l’être ».

Grégory Jacquemin pour L’Écho

ESPAGNE: 50 milliards d’avoirs immobiliers toxiques découverts en Espagne

Article paru sur le site web de L’Écho le 28 juin 2011 ///

La découverte, en Espagne, d’avoirs immobiliers toxiques d’une valeur de 50 milliards d’euros inquiète sérieusement les autorités européennes.

Selon les révélations du site espagnol d’informations « El Confidential« , le secteur financier espagnol détiendrait pour 50 milliards d’euros d’actifs immobiliers problématiques et « non reconnus ».

Découverte lors des « stress tests » des banques espagnoles, cette somme s’ajoute aux 180 milliards d’actif toxiques déjà détenus par la Banque d’Espagne.

Pour le Boston Consulting Group (BCG), « l’évolution de l’économie ne permettra pas de générer un solde positif suffisant pour compenser ces détériorations ». Le BCG estime que les banques hispaniques ont besoin de 20 à 30 milliards d’euros de liquidités supplémentaires. Dans ce contexte, le Fonds de restructuration bancaire (FROB) initié par le gouvernement espagnol en 2009 pourrait prendre possession de 20% du secteur bancaire national.

Les actifs toxiques espagnols correspondent à des saisies immobilières, des emprunts à des promoteurs véreux ou insolvables, et des hypothèques irrégulières. Pendant les années 2000, la spéculation immobilière s’est emballée pour atteindre, au plus fort de la bulle, plus de 800.000 nouveaux logements construits en 2005. Selon une estimation de la Fondation Alternativas, en 2009, il existait deux logements par habitant en Espagne.

Déjà mises à mal par les problèmes grecs, les banques européennes, très exposées à la dette hispanique, pourraient connaître des pertes énormes si l’Espagne – « trop grande pour être secourue par les fonds de sauvetage européens » selon le Nouvel Observateur – rencontrait de graves difficultés.

Grégory Jacquemin pour L’Écho

UE: Grande disparité des prix au sein de l’Union européenne

Article paru sur le site web de L’Écho le 28 juin 2011 ///

Selon que l’on habite en Bulgarie ou au Danemark, le niveau de prix des biens et des services à la consommation peut varier du simple au triple par rapport à la moyenne européenne.

En 2010, les niveaux de prix des biens et services à la consommation différaient sensiblement selon les États membres, indique mardi Eurostat dans un communiqué de presse.

Le Danemark (143% de la moyenne de l’UE27) affichait le niveau de prix le plus élevé, suivi de la Finlande (123%). Les niveaux de prix les plus bas se situaient en Bulgarie (51%) et en Roumanie (59%).

Des niveaux de prix supérieurs de 12% à la moyenne de l’UE27 étaient observés en Belgique et en France. Dans les autres pays voisins de la Belgique, des niveaux de prix supérieurs à la moyenne de l’UE27 de 20% étaient observés au Luxembourg, de 6% aux Pays-Bas (106%) et de 4% en Allemagne.

Le niveau global des prix renvoie au concept de dépenses de consommation finale des ménages, qui correspond à l’ensemble des dépenses encourues par les ménages pour les achats de biens et de services de consommation, y compris les loyers pour le logement.

Les prix des produits alimentaires et les boissons non alcoolisées comme ceux des articles d’habillement étaient en Belgique 15% plus élevés que la moyenne de l’UE27. Les prix belges de boissons alcoolisées correspondaient à ceux de la moyenne européenne. Ceux des véhicules personnels, de l’électronique grand public, et de l’hôtellerie et de la restauration étaient supérieurs respectivement de 1%, 3% et 12% par rapport à la moyenne européenne.

Grégory Jacquemin pour L’Écho

BELGIQUE: La Sowalfin veut faciliter l’accès au financement

Article paru sur le site web de L’Écho le 27 juin 2011 ///

La Société wallone de financement et de garantie des PME lance un nouveau produit pour aider les micro-entreprises et les indépendants.

La Société wallonne de financement et de garantie des PME, la Sowalfin, veut faciliter l’accès au financement des micro-entreprises et des indépendants. Les PME établies en Wallonie pourront bénéficier d’une garantie pour leur crédit bancaire.

Le produit proposé par la Sowalfin est mixte: il comprend à la fois un prêt subordonné et une garantie en lien avec un crédit bancaire.

L’indépendant ou la micro-entreprise qui sollicite un crédit bancaire de 25.000 euros maximum pourra bénéficier d’une garantie automatique de 75% sur ce crédit de la part de la Sowalfin. Cette dernière accorde aussi la possibilité d’obtenir un prêt subordonné auprès d’elle, limité à 50% du crédit bancaire.

Cette nouvelle mesure sera réservée aux entreprises qui occupent moins de 10 personnes et dont le chiffre annuel ou le total des bilans n’excède pas 2 millions d’euros.

La Sowalfin souligne le caractère « automatique » du produit : « En pratique, la banque ne doit pas obtenir d’accord préalable pour accorder le financement. Elle s’engage simplement à en informer la Sowalfin qui contacte alors l’entrepreneur afin de signer la convention de prêt subordonné et de libérer les fonds ».

Quelque 2.000 petites entreprises et indépendants devraient bénéficier, au cours des quatre prochaines années, de ces facilités accordées par la Sowalfin, dont la démarche s’inscrit dans le cadre des mesures du Plan Marshall 2.vert.

Grégory Jacquemin pour L’Écho

UE: Bâle III plus strict pour les banques systémiques

Article paru sur le site web de L’Écho le 27 juin 2011 ///

Le Core Tier 1 de ces établissements serait plus élevé et ne pourrait comprendre de « CoCos ».

Dans le cadre des règles de Bâle III, les instances européennes de régulation se sont entendues ce week-end pour proposer que les banques d’importance systémique (SIFIs) soient astreintes à un objectif plus élevé en termes de fonds propres. Le volume de cette tranche supplémentaire (Core Tier 1), évalué entre 1 et 2,5%, ne pourra pas inclure d’obligations contingentes convertibles (CoCos).

« La contrepartie d’un objectif plus bas (que prévu) semble être l’impossibilité d’utiliser des CoCos pour l’atteindre. Il ne faudra compter que sur les fonds propres », a commenté Andrew Lim, analyste chez Espirito Santo.

Aux yeux du Groupe des gouverneurs des banques centrales et des régulateurs (GHOS) en charge de Bâle III, les CoCos sont trop volatiles et pas assez sûres pour être intégrées dans les surcharges de fonds propres qui vont être imposées aux banques.

Un grand nombre de gestionnaires et d’investisseurs bancaires considéraient pourtant les CoCos comme la solution à la question de la recapitalisation. Celle-ci est évaluée à 200 milliards d’euros.

Selon les estimations du Groupe de recherches financières de l’Université catholique de Louvain (KUL), la taille maximale du marché des CoCos pèserait 150 milliards d’euros sur les cinq prochaines années. Pour le groupe de la KUL: « les CoCos pourraient contribuer à créer un système qui ne nécessiterait plus de plans de sauvetage des gouvernements en cas de crise des institutions financières ».

Si la proposition de ne pas intégrer les CoCos est approuvée, cela « devrait déclencher une dernière vague d’augmentations de capital », a commenté Antonio Guglielmi, analyste chez Mediobanca.

Grégory Jacquemin pour L’Écho

BELGIQUE: Les finances communales sous tension

Article paru sur le site web de L’Écho le 27 juin 2011 ///

L’enquête annuelle de la banque Dexia sur l’état de santé financier des communes belges montre que le contexte économique incertain de cette année pèse sur les finances communales.

Après avoir affronté les premiers effets de la crise de 2008, les communes belges sont à présent confrontées au contexte économique incertain de cette année. C’est ce qui ressort de l’enquête annuelle sur les finances locales publiée par Dexia à laquelle ont participé plus de 490 communes.

Ces tensions budgétaires se traduisent tant dans les budgets d’exploitation (service ordinaire) que dans les projets d’investissements (service extraordinaire) des pouvoirs locaux. Ainsi, pour cette année, les recettes ordinaires à l’exercice propre se montent à 14,291 milliards d’euros. Une croissance « ralentie » de 1,6% par rapport à 2010. Au cours des deux exercices précédents, la croissance s’était élevée à respectivement 2,5 et 3,7%

Ce ralentissement de croissance est particulièrement marqué en Flandre (0,7%), alors que la Wallonie et Bruxelles se maintiennent autour des 3%.

Les recettes fiscales, qui assurent plus de 50% du financement ordinaire des communes, subissent un « sérieux » ralentissement, avec une croissance limitée à 1,6% seulement alors que, depuis 2007, la moyenne annuelle est de 3,4%.

Selon l’enquête de Dexia « cet essoufflement des recettes fiscales est principalement dû à la taxe additionnelle à l’impôt des personnes physiques qui recule de 0,4% en 2011, contrastant avec la progression de 4,5% en 2010 et de 7,4% en 2009 ». Les recettes provenant des dotations et des subsides enregistrent aussi une évolution plus modérée que lors des exercices précédents (1,8%, contre 2,7% en 2010).

Les dépenses ordinaires des communes, qui s’élèvent à 14,581 milliards d’euros, progressent davantage que l’année précédente (+3,2%, contre +1,9% en 2010). Selon Dexia, les postes de dépenses communales qui progressent le plus sont les dotations aux CPAS (+5,7%) et aux zones de police.

Dans ce contexte, avec des dépenses (+3,2%) qui progressent plus vite que les recettes (+1,6%), les soldes budgétaires enregistrent logiquement une « nette détérioration » en 2011. Le déficit à l’exercice propre (289,2 millions d’euros en 2011, soit 226,3 millions de plus qu’en 2010) est particulièrement criant en Flandre où 216 communes – soit 7 communes sur 10 – seraient dans le rouge.

Selon Dexia, les dépenses d’investissement devraient connaître une croissance « très modeste » en 2010 (+1,5%) et « limitée » en 2011 (+4,5%), ce qui est particulièrement faible à un an des prochaines élections communales. Par contre, l’endettement communal apparaît « globalement maîtrisé », avec un niveau d’endettement brut s’affichant à 14,40 milliards en 2010, « pratiquement stable par rapport aux 2 exercices précédents ».

« Globalement, nous pouvons dire que l’état des finances communales est préoccupant, mais il existe heureusement une marge de manoeuvre grâce aux réserves constituées par le passé », a conclu Frank Lierman, « chief economist » chez Dexia.

Grégory Jacquemin pour L’Écho

NEO AU HEYZEL: un master plan et de multiples scénarios

Article paru dans L’Écho du mercredi 24 juin 2011

Jeudi, à deux pas du Parc Royal, s’est tenue la présentation de NEO, le projet urbanistique de redynamisation du plateau du Heyzel, qui attire chaque année plus d’un million et demi de visiteurs.

LE MASTER PLAN

Au terme de huit mois de sélection, c’est le bureau hollandais qui a remporté le marché avec un projet ambitieux -un « master plan »- dans ses cartons. Tout y est: salle de spectacle de 15.000 places, infrastructure commerciale de 60.000 à 70.000 mètres carrés, hôtels, habitations,… Et last but not least, un centre de convention à vocation internationale de 3.500 places, « le point principal pour la Région » selon son ministre-président, Charles Picqué. L’objectif affiché est de faire du plateau du Heyzel « un nouveau quartier durable » incluant « des fonctions à caractère national et international ».

Outre les infrastructures citées plus haut, il est question de désenclaver l’Atomium des nombreuses aires de parking qui le jouxtent pour les transformer en larges espaces verts et terrains de sport. Seul subsisterait le parking C, le reste serait sous-terrain, y compris le nouveau dépôt de trams.

LES MULTIPLES SCENARIOS

Kees Christiaanse, responsable du projet NEO pour KPAC, précise que celui-ci est « urbanistique avant d’être architectural. Nous nous occupons de l’affectation qui se déroulera en plusieurs phases et seolon de multiples scénarios ».

Pour Freddy Thielemans, bourgmestre de la Ville de Bruxelles, cette approche a l’avantage « de permettre un meilleur contrôle du temps ». Les mauvais esprits trouveront que la méthode « par phases » bien utile pour éviter les questions sensibles: l’impact sur la mobilité, le budget, la relocalisation du stade Roi Baudouin et les relations avec les riverains. Kees Christaanse a rappelé que « les scénarios définitifs des modélisations ne sont pas encore choisis, ils dépendront des négociations entre les autorités, les exploitants et les actionnaires ». À l’évocation de « l’autre » centre commercial, Uplace, qui doit s’implanter à Machelen, l’urbaniste a insisté sur les différences entre les deux projets: « À Machelen, c’est un projet assez autiste où le pôle d’attraction est un grand centre commercial à l’américaine. Avec NEO, le centre d’attraction, c’est le plateau du Heyzel ».

Reste encore la question, ouverte, des attractions déjà présentes sur le site comme Mini-Europe et l’Océade. Christiaanse a voulu se montrer rassurant: « leurs fonctions seront réintégrées, mais elles ne persisteront pas telles quelles. Ces attractions vont devoir s’adapter ». À quel prix? Ce point sera évoqué lors de la prochaine phase du projet NEO dont la finalisation est prévue d’ici quinze ou vingt ans.

Grégory Jacquemin pour L’Echo.

G20 AGRICOLE: la France espère un accord à l’arraché

Article paru dans L’Écho du jeudi 23 juin 2011 ///

Mercredi soir, le président français Nicolas Sarkozy a reçu, à l’Élysée, les vingt ministres de l’Agriculture des économies les plus puissantes de la planète pour lancer les négociations du G20 agricole. Des négociations qui s’annoncent difficiles. La présidence française qui prône une régulation renforcée pour lutter contre la volatilité des prix des produits agricoles risque de se heurter à l’opposition des autres pays, Brésil et Argentine en tête. Mardi, le ministre de l’Agriculture argentin, Julian Dominguez a réaffirmé la position de son pays: « l’Argentine va insister sur l’importance d’une stimulation de la croissance de la production agricole plutôt que sur une régulation de celle-ci ». La France pourrait cependant trouver en la Russie, touchée par la sécheresse en 2010, un allié de poids. Le ministre russe de l’Agriculture a assuré que Moscou « était prêt à soutenir l’élaboration d’un mécanisme de régulation financière et de contrôle des marchés agricoles ».

Outre la régulation des marchés, le plan français se fonde sur quatre autres piliers: hausse de la production mondiale, coordination internationale de la gestion des crises, amélioration de la transparence des marchés (la Chine et l’Inde, peu désireuses de communiquer sur l’état de leurs stocks, s’y opposent) et constitution de réserves d’urgence. Les négociations de ce G20 agricole, une première dans l’histoire, se poursuivent ce jeudi. Hier soir, Nicolas Sarkozy a solennellement appelé les pays à adopter le plan d’actions français.

 

Grégory Jacquemin pour L’Écho