BELGIQUE: Betafence va sécuriser le Grand Prix d’Inde de Formule 1

Article paru dans L’Écho le samedi 2 juillet 2011 ///

La société belge Betafence, spécialisée dans les clôtures, a décroché un gros contrat la sécurisation du circuit international indien de Buddh, où sera organisé fin octobre le premier Grand Prix d’Inde de Formule 1. Actuellement en construction, ce circuit, d’une longueur de 5,14 kilomètres, pourra accueillir jusqu’à 120.000 spectateurs.

Pour le directeur commercial de Betafence Middle East, Christophe Michee, c’est l’expérience de Betafence en matière de sport automobile qui a permis de remporter ce contrat d’un million d’euros. « Nos clôtures répondent parfaitement aux exigences strictes de la Fédération internationale de l’automobile (FIA) et notre expérience sur des projets similaires nous a permis de décrocher ce contrat », dit-il.

Face à la concurrence locale et internationale Betafence a pu faire valoir sa capacité de production -onze sites répartis sur dix pays.

Active depuis 130 ans dans le domaine de la sécurisation des sites, Betafence, qui a quitté le giron de Bekaert en 2005, possède une usine à Zwevegem. « Ce projet nous permettra d’occuper au maximum notre capacité de production et notre personnel belge » souligne Ingrid Lassuyt, porte-parole de la société.

Grégory Jacquemin pour L’Écho.

ALLEMAGNE: Des boîtes à biscuits pour contrer les espions

Article paru dans L’Écho du vendredi 1 juillet 2011 ///

On connaissait MacGyver, le roi du « système D » qui, avec un couteau suisse et un trombone, pouvait désarmer une ogive nucléaire. Cette semaine, le groupe de chimie allemand Evonik vient de rejoindre le panthéon des bricoleurs astucieux. Ce groupe oblige désormais ses dirigeants et cadres supérieurs à mettre leurs téléphones portables dans une boîte à biscuits en fer-blanc quand ils participent à des réunions sur des sujets sensibles, par peur de l’espionnage industriel. Selon le magazine allemand Wirtschaftwoche, qui a révélé l’histoire, les téléphones portables, même éteints, peuvent être activés à distance et capter des conversations sensibles. Alexandra Boy, porte-parole d’Evonik explique: « Les boîtes à biscuits, créent un effet de cage de Faraday, bloquant la sortie des ondes électromagnétiques et empêchant ainsi le piratage des téléphones portables, non seulement pour les appels, mais aussi pour s’emparer des mails ».

Toujours selon le groupe allemand, cette mesure s’applique principalement à des personnes actives en recherche et développement. En 2010, Evonik a déposé plus de 250 brevets et son chiffre d’affaires, s’élevait à 13,3 milliards d’euros.

Pour faire face à la croissance de l’espionnage industriel, le gouvernement allemand a ouvert, à Bonn, un centre consacré à la cybersécurité, qui doit coordonner les efforts des entreprises et des pouvoirs publics en la matière.

 

Grégory Jacquemin pour L’Écho

UE: Gros risques pour les assureurs européens, dont Ageas

Article paru sur le site web de L’Écho le 28 juin 2011 ///

L’évolution de la crise financière dans la zone euro fait peser de grandes menaces sur les compagnies d’assurances du Continent. Ageas est l’un des assureurs les plus exposés.

Les assureurs européens risquent des pertes importantes avec la crise de la dette qui accable la zone euro. Voilà ce qui ressort d’un long article du « Wall Street Journal » dans son édition de ce mardi.

Parmi les assureurs les plus exposés : le belgo-hollandais Ageas (ex-Fortis), l’allemand Allianz, l’italien Generali et le français Groupama.

Avant le printemps dernier, les compagnies d’assurances, attirées par un moyen facile et sans risque de générer des retours importants pour leurs investisseurs, se sont ruées sur les titres émis par les gouvernements et les banques lors de la première mission de sauvetage de la zone euro.

Maintenant, la parenthèse enchantée est terminée. L’état de santé de la Grèce est plus que préoccupant. Les investisseurs craignent que l’Irlande, le Portugal et l’Espagne ne s’enfoncent à leur tour. Et les banques, dans la tourmente – on se souviendra de la dégradation des banques françaises par Moody il y a deux semaines -, reportent leurs risques de pertes sur les titres qu’elles ont émis. Si la situation continue à se dégrader, les compagnies d’assurances, assises sur des larges quantités de ces titres, vont faire face à des pertes très importantes.

Dans une interview au WSJ, Gabriel Bernardino, président de l’Autorité de régulation des assurances européennes (EIOPA), relativise : « Je pense que l’exposition (des compagnies d’assurances) est actuellement gérable », les assureurs ont des portefeuilles suffisamment diversifiés pour amortir les risques.

Quand bien même les compagnies d’assurances de l’Euro zone semblent moins exposées que les institutions bancaires (24,1 milliards d’euros, contre 47,8 milliards selon Barclays Capital), certains assureurs ont pris des risques disproportionnés. A leur tête, Ageas.

Selon le WSJ, le groupe belgo-hollandais détenait, au 31 mars, près de 8 milliards d’euros de titres à risque répartis entre la Grèce (1,2 milliards), l’Espagne (1,6 milliards), le Portugal (1,2 milliards), l’Irlande (445 millions) et l’Italie (3,6 milliards). Pour Philippe Picagne, analyste auprès de CreditSights, Ageas est « probablement une des compagnies les plus à risque d’Europe ».

Bart De Smet, CEO d’Ageas, explique ces chiffres par une mauvaise appréciation de l’Euro zone – « notre stratégie était basée sur la croyance que l’Euro zone avait de la valeur, de la stabilité. Peut-être que notre perception était un peu trop optimiste » – et par la transparence de sa société – Ageas apparaîtrait plus exposée car ses rivales « excluent une partie de leurs titres lors des divulgations publiques ».

Bart De Smet a rappelé qu’en mai 2010 Ageas a réduit de moitié son exposition en se séparant d’une grande partie de ses titres.

Grégory Jacquemin pour L’Écho

UE: Le mal grec se propage à l’Espagne et à l’Italie

Article paru sur le site web de L’Écho le 28 juin 2011 ///

Pour la ministre espagnole de l’Economie, l’Italie et l’Espagne sont les pays européens qui souffrent le plus des tensions sur la Grèce.

La ministre espagnole de l’Economie Elena Salgado a estimé lundi que « l’Italie et l’Espagne sont en ce moment les deux pays qui souffrent le plus de la tension » sur les marchés autour de la situation en Grèce.

Dans un entretien à la télévision publique espagnole, Elena Salgado a reconnu que « la prime de risque est en train de monter, elle est soumise à énormément de tension ».

Le différentiel entre le rendement à 10 ans des obligations espagnoles et allemandes atteignait lundi matin 281,4 points de base, proche du maximum atteint le 30 novembre dernier, quand les marchés semblaient remettre en cause la solvabilité du Portugal et de l’Espagne.

La ministre a admis que ce contexte d’inquiétude pourrait amener la prime de risque à atteindre « ponctuellement » la barre symbolique des 300 points.

Mais « l’Espagne continue à se financer très bien, chaque fois que nous faisons une émission (obligataire), nous n’avons aucun problème à placer cet argent, il y a toujours quatre fois plus de demandes pour nous prêter de l’argent que la somme que nous demandons ».

Ces déclarations de la ministre surviennent une semaine après la mise en garde du Fonds monétaire international qui a dressé un constat sévère de l’économie espagnole, saluant les réformes menées mais mettant en garde contre les « risques considérables » qui la menacent, à un moment-clé de regain de tensions en Europe autour de la Grèce.

Malgré les mises en garde du FMI, Elena Salgado s’est voulu rassurante : « Nous vivons une tension sur les marchés (…), mais les fondamentaux de notre économie sont des fondamentaux solides. Donc nous ne sommes pas proches (d’une demande) de sauvetage, et nous n’allons pas l’être ».

Grégory Jacquemin pour L’Écho

ESPAGNE: 50 milliards d’avoirs immobiliers toxiques découverts en Espagne

Article paru sur le site web de L’Écho le 28 juin 2011 ///

La découverte, en Espagne, d’avoirs immobiliers toxiques d’une valeur de 50 milliards d’euros inquiète sérieusement les autorités européennes.

Selon les révélations du site espagnol d’informations « El Confidential« , le secteur financier espagnol détiendrait pour 50 milliards d’euros d’actifs immobiliers problématiques et « non reconnus ».

Découverte lors des « stress tests » des banques espagnoles, cette somme s’ajoute aux 180 milliards d’actif toxiques déjà détenus par la Banque d’Espagne.

Pour le Boston Consulting Group (BCG), « l’évolution de l’économie ne permettra pas de générer un solde positif suffisant pour compenser ces détériorations ». Le BCG estime que les banques hispaniques ont besoin de 20 à 30 milliards d’euros de liquidités supplémentaires. Dans ce contexte, le Fonds de restructuration bancaire (FROB) initié par le gouvernement espagnol en 2009 pourrait prendre possession de 20% du secteur bancaire national.

Les actifs toxiques espagnols correspondent à des saisies immobilières, des emprunts à des promoteurs véreux ou insolvables, et des hypothèques irrégulières. Pendant les années 2000, la spéculation immobilière s’est emballée pour atteindre, au plus fort de la bulle, plus de 800.000 nouveaux logements construits en 2005. Selon une estimation de la Fondation Alternativas, en 2009, il existait deux logements par habitant en Espagne.

Déjà mises à mal par les problèmes grecs, les banques européennes, très exposées à la dette hispanique, pourraient connaître des pertes énormes si l’Espagne – « trop grande pour être secourue par les fonds de sauvetage européens » selon le Nouvel Observateur – rencontrait de graves difficultés.

Grégory Jacquemin pour L’Écho

UE: Grande disparité des prix au sein de l’Union européenne

Article paru sur le site web de L’Écho le 28 juin 2011 ///

Selon que l’on habite en Bulgarie ou au Danemark, le niveau de prix des biens et des services à la consommation peut varier du simple au triple par rapport à la moyenne européenne.

En 2010, les niveaux de prix des biens et services à la consommation différaient sensiblement selon les États membres, indique mardi Eurostat dans un communiqué de presse.

Le Danemark (143% de la moyenne de l’UE27) affichait le niveau de prix le plus élevé, suivi de la Finlande (123%). Les niveaux de prix les plus bas se situaient en Bulgarie (51%) et en Roumanie (59%).

Des niveaux de prix supérieurs de 12% à la moyenne de l’UE27 étaient observés en Belgique et en France. Dans les autres pays voisins de la Belgique, des niveaux de prix supérieurs à la moyenne de l’UE27 de 20% étaient observés au Luxembourg, de 6% aux Pays-Bas (106%) et de 4% en Allemagne.

Le niveau global des prix renvoie au concept de dépenses de consommation finale des ménages, qui correspond à l’ensemble des dépenses encourues par les ménages pour les achats de biens et de services de consommation, y compris les loyers pour le logement.

Les prix des produits alimentaires et les boissons non alcoolisées comme ceux des articles d’habillement étaient en Belgique 15% plus élevés que la moyenne de l’UE27. Les prix belges de boissons alcoolisées correspondaient à ceux de la moyenne européenne. Ceux des véhicules personnels, de l’électronique grand public, et de l’hôtellerie et de la restauration étaient supérieurs respectivement de 1%, 3% et 12% par rapport à la moyenne européenne.

Grégory Jacquemin pour L’Écho

BELGIQUE: « Je t’aime moi non plus », entre Reynders et De Wever

Article paru sur le site web de L’Écho le 28 juin 2011 ///

Didier Reynders et Bart De Wever étaient ce mardi à Gand pour une rencontre avec des entrepreneurs. Après une semaine difficile entre les deux partis, l’heure était à la convergence des points de vue. Au moins sur le volet socio-économique…

A l’occasion d’un déjeuner-conférence avec des entrepreneurs à Gand dont l’orateur du jour était Didier Reynders, le président de la N-VA, Bart De Wever, a affirmé qu’il voulait continuer à collaborer à plusieurs niveaux avec les libéraux francophones du MR.

Si, sur le plan socio-économique, il y a beaucoup de points d’achoppement entre les libéraux et les nationalistes, les divergences restent profondes au niveau communautaire.

Introduit par Bart De Wever, l’exposé de Didier Reynders portait sur sa vision retrospective d’une année de crise politique en Belgique. Il a aussi expliqué aux chefs d’entreprises comment il entendait réformer le pays sur le plan socio-économique: économiser dans les dépenses, travailler plus longtemps et diminuer les charges dès que possible, autant de points auxquels a adhéré la N-VA. Les deux partis sont également très proches dans les dossiers de l’asile et de la migration.

C’est sur le plan communautaire que les deux partis risquent de se déchirer.

Pour résoudre l’équation de la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde,  Reynders a évoqué la possibilité de remodeler la Belgique au départ de trois Régions: une wallonne, une flamande, et une bruxelloise qui serait étendue au territoire de la défunte province du Brabant.

Une proposition que Bart De Wever et son parti ne sont pas prêts à entendre.

On notera que ces derniers jours, les relations entre le MR et la N-VA se sont refroidies après les propos tenus par Olivier Maingain, qui avait qualifié Bart De Wever de négationniste. Le président de la N-VA avait ainsi exigé en vain la semaine dernière que le président du MR, Charles Michel, prenne ses distances avec ces considérations.

Grégory Jacquemin pour L’Écho