G20 AGRICOLE: la France espère un accord à l’arraché

Article paru dans L’Écho du jeudi 23 juin 2011 ///

Mercredi soir, le président français Nicolas Sarkozy a reçu, à l’Élysée, les vingt ministres de l’Agriculture des économies les plus puissantes de la planète pour lancer les négociations du G20 agricole. Des négociations qui s’annoncent difficiles. La présidence française qui prône une régulation renforcée pour lutter contre la volatilité des prix des produits agricoles risque de se heurter à l’opposition des autres pays, Brésil et Argentine en tête. Mardi, le ministre de l’Agriculture argentin, Julian Dominguez a réaffirmé la position de son pays: « l’Argentine va insister sur l’importance d’une stimulation de la croissance de la production agricole plutôt que sur une régulation de celle-ci ». La France pourrait cependant trouver en la Russie, touchée par la sécheresse en 2010, un allié de poids. Le ministre russe de l’Agriculture a assuré que Moscou « était prêt à soutenir l’élaboration d’un mécanisme de régulation financière et de contrôle des marchés agricoles ».

Outre la régulation des marchés, le plan français se fonde sur quatre autres piliers: hausse de la production mondiale, coordination internationale de la gestion des crises, amélioration de la transparence des marchés (la Chine et l’Inde, peu désireuses de communiquer sur l’état de leurs stocks, s’y opposent) et constitution de réserves d’urgence. Les négociations de ce G20 agricole, une première dans l’histoire, se poursuivent ce jeudi. Hier soir, Nicolas Sarkozy a solennellement appelé les pays à adopter le plan d’actions français.

 

Grégory Jacquemin pour L’Écho

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